De l'époque franque à la Guerre de Trente Ans, Dieuze fait partie de la zone germanophone, son toponyme est Duss. La forme Dieuze est utilisée à partir du XVIIe siècle et s'impose à la Révolution. Le nom de la commune est de nouveau germanisé en 1915 et de 1940 à 1944, en Duss.
Decima (VIIe – IXe siècles), Duosa curtis (1006), Dosia (1120), Doza (1270), Dueze (1316), Duß et Duse (1486), Dieuse (1525), Thus (1558), Dusa (1589), Dieuze (1793).
Durant le XIXe siècle, Dieuze était également connu au niveau postal sous l'alias de Duze.
Histoire
L'histoire de Dieuze remonte à l'antiquité. Les sources salées sont exploitées dès l’époque gallo-romaine. « Duosa Villa » prospère grâce au sel.
Lieux et monuments
Vestiges de villas romaines.
Ancien château : au XVIIIe siècle, il appartint à la famille de Ficquelmont. Le comte Charles-Louis de Ficquelmont y naquit en 1777. Sur son emplacement est bâti le tribunal construit en 1907.
La saline
L’exploitation d’un puits salé à Dieuze est attestée par des documents à partir du XIe siècle. L’exploitation fut propriété du duc de Haute-Lorraine Godefroid le Barbu, puis du chapitre collégial de Sainte-Madeleine de Verdun. À partir du XIIIe siècle, les ducs de Lorraine prirent des parts dans l’exploitation, jusqu’à la mener à leur seul profit de même qu’à Rosières-aux-Salines. Les salines lorraines ont favorisé l'essor du flottage du bois dans le massif des Vosges aussi à bûches perdues qu'en trains car une saline consomme une très grande quantité de bois de feu pour l'évaporation de la saumure.
Les magasins à sel et la porte Louis XV ont souvent été disputés dans l'histoire. Les fortifications de la saline, distincte de la ville, furent modernisées au XVIIe siècle. La saline elle-même connut une restructuration et une importante extension dans le cours du XVIIIe siècle. Les salines deviennent ''royales'' en 1737. La saline de Dieuze compte parmi les plus importantes unités de production du royaume qui en dénombrait six. Cette industrie du sel fit travailler jusqu'à sept cents ouvriers.
La porte monumentale sur la ville est classée Monument historique. Des bâtiments d’exploitation, d’une facture XVIIIe ou XIXe siècle très sobre, sont encore visibles sur le site.
La même porte aujourd'hui

Philou