« Châtillon, cette petite ville qui semble sortir d’un conte de fée »
Châtillon-sur-Chalaronne, que certains appellent « la cité rose » à cause des carrons utilisés dans la construction des murs des maisons, se démarque par la richesse de son patrimoine habilement préservé, son cadre de vie agréable et son exceptionnel fleurissement.
Le temps semble être suspendu dans cette bourgade souriante qui invite à la flânerie, entre ses nombreuses maisons à colombages, ponts suspendus et allées fleuries, imposantes halles du XVe siècle, remparts et porte de Villars… Le passé prestigieux de Châtillon se dévoile à chaque détour de rue.
L'ancien château
Construit par les seigneurs de Châtillon vers l’an 1000, il voit naître saint Étienne de Châtillon, futur chartreux. Il échoit en 1272 aux comtes de Savoie qui lui trouvent un intérêt stratégique non négligeable. De plus, la taille des bâtiments leur permet d’y donner des réceptions.
En 1598, Henri IV déclare la guerre à la Savoie. La Bresse est envahie et le château de Châtillon rasé. Il ne reste plus alors que l’enceinte avec sa porte d’entrée en ogive et les fondations de quatre tours sur les sept qu’elle comptait à l’origine.
Les halles
La maison du marché a été remplacée en 1440 par des halles à l’allure de cathédrale : 80 m de long, 20 m de large et 10 de haut. Le bâtiment partagé en trois travées est soutenu par d’énormes piliers de chêne sur lesquels repose la charpente également en chêne.
Détruites en partie en 1670 par un incendie, elles seront reconstruites à l’identique grâce à la générosité de Mlle de Montpensier comtesse de Châtillon, qui autorisa les habitants à prendre le bois nécessaire dans sa forêt de Tanay.
Elles accueillent, tous les samedis matins, le marché aux produits frais et servent de refuge aux manifestations de plein air surprises par les intempéries.
Cet édifice médiéval, l’église Saint-André et les maisons à colombage de la place ainsi que celles de la rue Commerson constituent le cœur de la vieille ville.
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