Parce que le forum du club est sérieux !, il faut bien une place où l'on puisse raconter tout ce qui ne rentre pas directement dans les cases officielles. Le petit zinc du V8 est cet espace.
C'était un tout petit bonhomme, un petit homme de rien, silencieux, seul.
Il vivait dans sa toute petite maison, maison de rien, avec un tout petit jardin où poussaient de petites fleurs.
Personne n'avait jamais parlé de lui, ne l'avait même jamais vu ; un jour messieurs les gros moteurs ont repéré l'endroit.
Un bel immeuble ici, puis deux, puis trois … quelle bonne affaire !
"Rasez-moi cette niche de chien, ce jardin de rien, épargnez le marronnier, on commence les travaux au plus tôt !" s'exclame le cerveau des gros moteurs.
Alors le tout petit bonhomme de rien qui n'avait déjà rien a eu les larmes aux yeux en regardant son petit jardin de rien, en caressant ses fleurs.
Il leur a parlé toute la nuit, tendrement, en travaillant, le cœur plein de copeaux de marronnier, pour ne pas qu'elles s'inquiètent …
Très tôt ce matin-là, il avait disparu.
Ici, plus tard, trois immeubles ont vu le jour …
C'était une petite ville, une petite ville de rien, avec des armatures métalliques tout autour d'un monde de béton.
Au beau milieu des parkings, un vieux marronnier trônait.
magnifique, imposant.
Nul ne songeait à le regarder.
Pourtant, tout en haut, sous les feuilles, on pouvait voir une toute petite fenêtre, une fenêtre de rien, joliment décorée, avec de petites fleurs, des fleurs de rien.
C'est là que le tout petit bonhomme, le petit homme de rien, silencieux, seul, avait creusé son nid toute une nuit, une petite nuit, une nuit de rien …
Qu'il était bien dans ce tronc, au chaud et à l'abri !
Il aimait tant l'odeur des marrons chauds !
Personne ne parlera jamais de lui, ni même ne le verra.
L’église précédente, construite en 1702 et détruite en 1862, se tenait à la place du bureau de Poste. L’église actuelle, dont l’architecte est Gérard Crotte, est dédiée à Saint-Julien de Brioude, légionnaire déserteur mort en martyr en défendant sa foi. Elle a été dessinée par l’architecte diocésain Ignace Monnet et son clocher-porche par Louis Boymond. Malgré les transformations de 1967, influencées par le Concile de Vatican II, l’édifice laisse transparaître sous l’immense toit de type nordique son style néogothique d’origine. Monseigneur Joseph-Marie Paget, dernier évêque de Genève repose dans l’église, à droite du chœur. Une plaque commémorative à l’entrée le rappelle.