Parce que le forum du club est sérieux !, il faut bien une place où l'on puisse raconter tout ce qui ne rentre pas directement dans les cases officielles. Le petit zinc du V8 est cet espace.
Anecdotes aix-en-provence Jouer de la guitare peut mener au bûcher !
Si de notre époque, jouer de la musique et être inventeur est sans risque, ou presque, il n'en fut pas toujours ainsi. Un certain Alix en fit la douloureuse et mortelle expérience. Alix nous prouve aussi que la justice et ses servants ne sont pas toujours d'une clairvoyance remarquable et parfois sont synonyme d'ignorance, de légèreté et de lourd obscurantisme...
< Le guitariste d'Aix-en-Provence... >
aix-en-provence Marie de Sains
Elle était religieuse, ursuline à Aix-en-Provence et partageait le même couvent que Madeleine de Demandolx de la Palud et Louise Capeau; Comme ces deux religieuses, elle fut victime de ce qui deviendra l'affaire des Possessions d'Aix, hystérie collective qui mènera Louis Gaufridy, curé des Accoules, jusqu'au bûcher.
Marie de Sains, comme huit autres ursulines, fut interrogée par les bourreaux de l'Inquisition et du Parlement d'Aix. Brodequins et autres instruments à démantibuler les corps pour mieux dénouer les langues fit son effet et, les douleurs étant trop terribles, Marie de Sains, qualifiée de Princesse de Magie, raconta et s'accusa de tout ce qui plaisait d'entendre aux juges. Voici la teneur de ses accusations:
Elle avait donné son corps au Diable, ainsi que son âme
Elle avait occis plusieurs petits enfants, les avaient ouverts tous vifs, puis sacrifiés au Diable
Elle avait égorgé plusieurs d'entre eux et mangé les cœurs palpitants de plusieurs d'entre eux
Elle avait volé et tué plusieurs enfants pour les porter au Sabbat ; souvent elle les étouffait d'abord
Elle en avait rôti, noyé, brûlé, bouilli, jeté tous vivants dans les latrines, cuit dans des fours, donné à manger aux loups, aux lions et aux serpents
Elle en avait pendu par les pieds, les bras ou le cou
Elle en avait mangé tout vifs, ou déchiquetés comme grains de sable
Elle en avait brisé les têtes contre des murailles
Elle en avait assommé comme des bœufs
Elle en avait arraché les entrailles tous vifs
Elle en avait écartelé entre gros chiens
Elle en avait tenaillé et crucifié
Elle avait adoré le Prince des cérémonies, Louis Gaufridy
Elle avait chanté des psaumes en l'honneur de Satan
Elle avait donné toutes les parties de son corps à Satan, ainsi que son âme, son sang, ses veines et ses nerfs
Elle avait désiré l'Enfer comme demeure éternelle, etc...
Didyme, sorcière de Flandres, s'accusera de faits identiques ; à l'exception de citer Gaufridy, inconnu en Flandres.
Il semble, d'après certains auteurs comme Laboureur, bailli du Roi à Dijon, que les geôliers vendaient un analgésique puissant aux suspects avant leur passage à la Question. Ce même Laboureur, en 1585, déconseillait la Question et la considérait comme inutile à cause de cette drogue.
aix-en-provence Le diable s'invite au procès Gaufridy !
L'Affaire Louis Gaufridy fit grand bruit en son temps. Le couvent des Ursulines d'Aix était saisi d'une vague de possession - nous parlerions actuellement d'hystérie collective, huit sœurs étaient possédées du Diable. Louis Gaufridy, curé des Accoules, se retrouva embarqué dans l'affaire ; il le paiera de sa vie, sur le bûcher.
La grande chambre des Tournelles accueillait ces Messieurs de la Tournelle qui débattaient du cas Gaufridy, ce vil possédé ayant perverti les bonnes sœurs. Lors d'une de leurs séances, alors qu'un silence pesait lourdement et que Messieurs les Juges, empruntés dans leurs robes et leurs pelisses herminées réfléchissaient à l'horreur de la possession - où au bon repas qui les attendait, une grosse boule noire roula tout à coup au milieu de la pièce, dans un nuage de poussière aussi noire que les poils du Diable.
L'effroi saisit alors ces hommes raisonnables et ils se mirent à fuir en criant de toute leur voix et gesticulant comme des possédés. Seul le rapporteur, empêtré dans sa robe, tomba à genoux ; incapable de fuir, il se mit à prier à forte voix ; suppliant Dieu, ses Saints, ses moins Saints, son curé, le Pape et son évêque et autres religieux de sa connaissance de le sauver de ce Diable qui venait de rouler au milieu de la pièce ; la rumeur rapporte d'ailleurs qu'il en s'oublia sur lui...
La boule noire se leva et s'ébroua alors que les juges se battaient pour sortir par la porte devenue trop étroite. Un jeune ramoneur, travaillant dans la cheminée, s'excusa auprès de ces Messieurs. Déséquilibré, il avait chuté puis roulé dans la pièce...
La séance reprit alors son cours et nos juges, courageux personnages, retrouvèrent cette gravité qui sied à ces gens. Le rapporteur énonça les griefs contre Gaufridy, il fut condamné au bûcher. L'anecdote du petit ramoneur confondu avec le Diable n'eut aucun effet sur leurs hermétiques réflexions et leur obscurantisme...
Des voix comme celle de Molière, La Fontaine, La Bruyère, Fénelon et autres s'élevaient contre cette justice aberrante. Les Parlements provinciaux modulèrent ou annulèrent maints jugements en sorcellerie puis Louis XIV en 1672 interdit aux tribunaux d'accepter les accusations en sorcellerie. En 1682, une nouvelle ordonnance royale réduisit les crimes en sorcellerie comme simples impiétés ou sacrilèges.
G. Peyla.
Parti de rien; ... arrivé à peu... C'est fou ce qu'il reste à faire,..
MatFord découvrable 1937 (souvenir ) ,.. Alfa-Romeo Spider 2L .1972...… Chambord 1961. ..
Dit moi si on vire tout et tu me passe ton mail
Guy
G. Peyla.
Parti de rien; ... arrivé à peu... C'est fou ce qu'il reste à faire,..
MatFord découvrable 1937 (souvenir ) ,.. Alfa-Romeo Spider 2L .1972...… Chambord 1961. ..
Découvrir 10 anecdotes incroyables mais vraies sur la capitale des Gaules, Lyon. Au menu : spiritisme, Guignol, métier Jacquard, papillotes, cinéma…
Les premières fois incroyables à Lyon
la première école vétérinaire ;
la première virée en bateau à vapeur ;
la naissance de Guignol ;
la naissance du cinéma ;
la première greffe de la main.
Anecdote insolite #10 : la première école vétérinaire du monde, 1762
Incroyable mais vrai, l’école royale vétérinaire de Lyon fut la première école vétérinaire du monde.
Elle a été créée par un arrêt du Conseil d’État du Roi du 4 août 1761 à l’initiative de Claude Bourgelat grâce au soutien de Louis XV.
L’école nationale vétérinaire de Lyon se situe maintenant dans la commune de Marcy-l’Etoile près de Lyon (ouest) réputée pour son sublime parc.
Anecdote WTF #9 : 1ère virée en bateau à vapeur (pyroscaphe) 1783
« Le 15 juillet 1783, Le Pyroscaphe propulse ses 46 mètres de long et ses 150 tonnes sur la Saône, entre la cathédrale Saint-Jean et l’Ile-Barbe, en 15 minutes, sous les vivats de la foule. » Source : Explora Lyon
Pour la petite histoire, la demande de brevet sera refusée par l’Académie des Sciences de Paris. Victime probablement de la jalousie parisienne ? Malheureusement, ll ne recevra jamais la gloire qu’il méritait. Son invention révolutionnera néanmoins les transports jusqu’à l’avènement du chemin de fer (à partir de 1840).
Anecdote #8 : la naissance de Guignol, 1808
Guignol est probablement le personnage le plus célèbre de Lyon. Il est né de l’imagination de Laurent Mourguet en 1808 auquel il prête ses traits et son accent.
Guignol est le défenseur inconditionnel des petites gens qu’il défend contre les puissants : le juge, le gendarme, le propriétaire…
Pour la petite histoire, Laurent Mourguet est né à Lyon le 3 mars 1769 dans une famille d’ouvriers de la soie (canuts). Il exerça lui aussi cette activité avant que le chômage qui s’abatte sur la ville après la Révolution. Il se reconvertit tour à tour en marchand, forain puis arracheur de dents !
Anecdote insolite#7 : la naissance du cinéma, Lyon, 1895
Je vais pas non plus trancher la question à 1 000 000€ : Les frères Lumière ont-ils inventé le cinéma ? La bataille du premier film fait toujours rage chez les spécialistes. La réponse dépend généralement de leur point de vue : Edison pour les américains, Max Von Skladanovsky pour les allemands, les frères Lumière pour les français.
Les frères Lumière effectuent leur première projection à Paris ! Ils présentent une réalisation de 45 secondes. Elle est aujourd’hui officiellement considérée comme le premier film de l’histoire du cinéma : La sortie de l’usine Lumière à Lyon.
Anecdote WTF #6 : la première greffe de la main, Lyon, 1998
Les lyonnais le savent déjà, Lyon est une ville avec des hôpitaux de pointe en France. Comme peut en témoigner le néo-zélandais Clint Hallam qui a bénéficié d’une allogreffe de la main le 23 septembre 1998. Contrairement à l’autogreffe, ce n’est pas sa propre main mais celle d’un donneur anonyme qui lui est greffée.
Le professeur Jean-Michel Dubernard supervisa l’opération. Il travaillait dans le service d’urologie et de chirurgie de la transplantation à l’Hôpital Edouard Herriot. Cette opération était à l’époque une véritable prouesse technique et surtout une première mondiale.
Les origines lyonnaises marquantes
Anecdote #5 : l’invention des papillotes, 1790
La légende raconte qu’un jeune commis du chocolatier Papillot tomba amoureux d’une jeune passante.
Tout chamboulé, il « emprunta » discrètement quelques chocolats qu’il enveloppa ensuite dans un petit papier de soie. Il partit ensuite les déposer sur le palier de la jeune fille. Source : Cybèle
Anecdote #4 : le métier Jacquard, Lyon, 1801
L’histoire de la soie et de Lyon sont étroitement liées.
La machine Jacquard combine en fait les techniques des aiguilles de Basile Bouchon, les cartes perforées de Falcon et du cylindre de Vaucanson. La possibilité de la programmer par utilisation de cartes perforées fait que certains la considèrent comme l’ancêtre de l’ordinateur ou du robot. Source Wikipédia
Le savais-tu ? Les canuts ont très mal accueilli le métier Jacquard. Il fut même la cause de la révolte des Canuts où les ouvriers cassèrent les machines.
Pourtant à l’origine, Jacquard travailla sur ce projet dans l’idée de limiter le travail des enfants qui étaient souvent employés comme aides par leurs parents tisseurs.
Anecdote WTF #3 : l’invention du spiritisme avec Allan Kardec
Le savais-tu ? Allan Kardec, le fondateur de la philosophie spirite ou spiritisme, est né à Lyon en 1804.
Il est maintenant l’auteur français le plus lu au Brésil avec plus de 30 million d’exemplaires vendus.
Bonus : les chiffres marquants
Je vais conclure cet article avec deux chiffres insolites qui résument assez bien Lyon :
le nombre de restaurants ;
le nombre de galeries souterraines et de traboules.
Anecdote #2 : la capitale de la gastronomie
Lyon est la deuxième ville en France (derrière Paris) en nombre de restaurants avec 1 restaurant pour 294 habitants.
Attention comme partout en France, c’est compliqué de trouver un restaurant ouvert le dimanche !
Anecdote #1: trabouler à Lyon
Pour les non-lyonnais, les traboules sont simplement des passages piétons à travers des cours d’immeuble qui permettent de se rendre d’une rue à une autre.
Lyon compte entre 400 et 500 traboules, et plus de 50 km de galeries souterraines.
Bravo Philou tu a remis ma photo aux normes, Le lieu est la Place Brosson.
Et bravo aussi pour les anecdotes sur notre histoire
Bonne Journée
Guy
G. Peyla.
Parti de rien; ... arrivé à peu... C'est fou ce qu'il reste à faire,..
MatFord découvrable 1937 (souvenir ) ,.. Alfa-Romeo Spider 2L .1972...… Chambord 1961. ..
Dernière modification par roulematford le jeu. mars 12, 2020 6:26 pm, modifié 1 fois.
G. Peyla.
Parti de rien; ... arrivé à peu... C'est fou ce qu'il reste à faire,..
MatFord découvrable 1937 (souvenir ) ,.. Alfa-Romeo Spider 2L .1972...… Chambord 1961. ..
Le tambour Stroh
Le petit Tambour Stroh - rue de Mons
Stroh était Alsacien, et en 1792 ce jeune héros de la Révolution était parti avec ses frères pour s'engager à l'armée comme volontaire.
Agé alors de 15 ans, on l'intégra en qualité de tambour , dans l'ancien régime du Royal-Suédois, devenu le 89è de ligne.
Dans les premiers jours d'octobre 1793, Stroh était à Avesnes, lors des préliminaires de la Bataille de Wattignies.
Le jeune Stroh entraîna alors une poignée de soldats pour combattre contre les autrichiens. Infatigable, il battait la charge, mais une fois cerné par des grenadiers hongrois et refusant de se rendre, il tomba héroïquement sous les balles ennemies, au moment même où des renforts arrivaient.
Les restes du petit Tambour furent découvert en 1837 et réinhumés dans le cimetière communal de Dourlers. Un monument commémore à Avesnes-sur-Helpe ce jeune héros de la Révolution ainsi qu'une rue porte son nom.