Dallet est une ancienne commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes, devenue, le 1er janvier 2019, une commune déléguée de la commune nouvelle de Mur-sur-Allier.
Histoire
Dallet (nom actuel défini d’après le Bulletin des lois, auparavant Dasset sous l’an II).
L'histoire du village commence il y a environ 4 000 ans comme l'indique certains éléments retrouvés à Machal (poteries, etc.).
Au IVe siècle naquit à Dallet le futur saint Alyre.
Au Moyen Âge, Dallet possédait déjà une forteresse. En 1446, le roi permit aux bourgeois de fortifier le village. Ceux-ci firent construire un mur d'enceinte comprenant neuf tours et quatre portes ;
n 1759, il y avait encore des remparts avec six tours ; en 1836 le village s'était agrandi et des faubourgs installés le long des voies de communication. Avec la construction du pont en fer, le village s'est encore agrandi vers le nord.
Dallet, village vigneron historique
Jusqu'au XXe siècle, Dallet était un village typiquement vigneron, et le vin faisait sa richesse. Les pieds de vigne couvraient, autrefois, les versants du puy de Mur. Les vignes étaient un bien si précieux, qu'en 1660 les consuls de Dallet organisèrent des gardes nuit et jour dans les vignes à l'approche des vendanges6. Le cépage utilisé était le gamay. Le village a possédé, vers 1820, 4 tonneliers. Vers la fin du XIXe siècle, le phylloxéra ravagea les vignobles de la région. À Dallet, une fois le puceron éradiqué, on restaura environ 50 hectares de vigne, soit le dixième de la superficie plantée auparavant.
Il y a, à l'heure actuelle, trois cépages cultivés : gamay d'Auvergne (différent du gamay Beaujolais), pinot noir et chardonnay (blanc). L'âge des vignes varie entre 15 et 70 ans. Les vendanges sont faites à la main durant une période variant de fin septembre à mi-octobre.
La mine des Rois
Dallet a également connu l'exploitation d'une mine : la mine des Rois.
Située sur la rive gauche de l'Allier, la mine des Rois a été ouverte en 1884, dans le but d'exploiter un calcaire bitumeux. Elle a employé jusqu'à 55 mineurs, représente une surface de huit hectares, et compte 5 km de galeries. Son exploitation a permis d'extraire 830 000 tonnes de calcaire bitumeux, correspondant à 58 000 tonnes de bitume pur. Le minerai extrait était convoyé jusqu'à Pont-du-Château par un petit train et était notamment utilisé dans le revêtement des trottoirs parisiens.
Son exploitation est terminée depuis 1984 après l'épuisement de ses ressources.
Toutes ses entrées sont condamnées, par la méthode dite du "foudroyage". Le matériel d'exploitation a été abandonné à l'intérieur.
:philou: